samedi 18 octobre 2014

Flying pretzels

Pour l'occasion du festival Charivari dans mon coin, organisé par l'Esat Evasion, j'ai confectionné quelques présentoirs a bretzels.

Comme j'ai maintenant pas mal de bois local, ce choix s'est imposé de lui-même. A base de chêne de la vallée de Villé récolté il y a quelques années et de cerisier de Scherwiller de cet été (peut être pas complètement sec, on verra bien).


J'ai malheureusement pris assez peu de photos pendant la réalisation.

Après quelques coupes avec la petite scie ruban et un peu de ponçage a la ponceuse a bande montée en stationnaire (dans l’étau), j'en suis arrivé a ce genre de choses :


Une belle mise en avant des cernes annuels du bois


Bref, une jolie pièce de bois brut qui ferait un bon socle. Enfin c'est ce que je croyais...

Un autre morceau qui va faire office de support...


Les socles ont ici reçu leur première couche d'huile de lin et sèchent un peu


Un troisième modèle, de conception différente malgré l'utilisation des mêmes matériaux: un socle en chêne, un montant en cerisier (visiblement collé a la polyuréthane pour son effet bouche-trou)...


On voit ici l'apparition d'un matériau nouveau venu dans mes créations : le métal. J'avais dans mes fouffes, un barreau en inox, matière de cuisine par excellence. Coupé en petits bouts puis passé sur la ponceuse fixe pour lui donner une texture mi-mate mi-brillante et aussi en arrondir les extrémités.

Le résultat me plaît...


Les petits bouts de chêne coupes en coins ont été ajoutés après m’être rendu compte que les précieux bretzels risqueraient de tomber en arrière sur la tige. Ils servent de garde-fous et ajoutent une touche de géométrie qui contraste avec le bois naturel du socle.

Faits a partir de simples chutes coupes a la ruban, puis mise en forme finale par ponçage.


 Imprégnés par trempage dans l'huile de lin, en train de sécher...


Le socle, en gros-plan :


Ce morceau est issu d'une fourche entre deux branches, et la partie centrale a encore son écorce...


Le grain du bois est souvent assez tourmenté dans ces zones, ce qui les rend intéressantes.

Le deuxième modèle, a double barres de portage pour une plus grande capacité en bretzels. Problème rencontré : j'avais mal évalué le centre de gravité avec de la bouffe suspendue, et j'ai du lui rajouter la plaque en bas pour le stabiliser par augmentation de la surface du polygone de sustentation...


Sous toutes les coutures....


Toujours les pièces triangulaires pour empêcher les bretzels de tomber, et le magnifique grain du cerisier élevé en biodynamie...

Et celui par lequel j'avais commencé ma quête spirituelle, est finalement le dernier né de la famille. Sa construction est inversée par rapport a ses frères et sœurs, mais il a le même patrimoine génétique...


la plaque qui tient les tiges en inox est maintenue collée en place par deux petits bouts de tourillons pour renforcer la structure, mais aussi rappeler visuellement les bouts des tiges traversantes...


Les tiges ne sont pas alignées car la symétrie parfaite n'est pas recherchée sur ces créations, cela donne plus facilement l'impression d'artisanat sans gâcher l’esthétique.

Une petite photo de la famille au complet


Voila, c’était bien fun de faire ces trucs, et la prochaine étape sera de les mettre en situation réelle sur le bistro charivaresque...

Affaire a suivre, donc...

jeudi 24 juillet 2014

Kirschen

C'est l’été, la pleine saison des fruits, alors je récolte !

Une deuxième moisson de cerisier infesté de grosses bébêtes pas gentilles avec les arbres. Bon ça fait quand même bien mon affaire, alors je ne vais pas trop m'en plaindre...


Toujours des petits troncs, les vergers ne sont pas fait pour l'ébénisterie...

Coupés en pleine sève, le bois est gorgé d’humidité alors j'ouvre les bûches, pour éviter qu'elles se fendent la poire n'importe comment. Bon, ça fera quand même ce que ça voudra, mais j’espère éviter la casse au maximum...


 Et je prépare les petits morceaux pour du tournage. Faut pas gâcher.


Y a des bouts qui promettent de beaux dessins avec le fil du bois bien tortueux


Le bois a des couleurs assez contrastées


Et comme le bois de la dernière fournée commence a craqueler de partout, je me fend d'une petite séance de sciage. Et en même temps je teste ma nouvelle solution d'aspiration de la scie a ruban.


Malgré l'aspiration, la découpe de planchettes génère énormément de sciure, qui a d’ailleurs du mal a sortir du trait de scie, j'ai "déjanté" plusieurs fois, et aussi coincé la lame, pincée par le bois qui se referme dessus. Mais la petite machine s'en sort plutôt bien, étant donné que cette tâche est a la limite supérieure  de ses capacités


Ce morceau, par exemple, touchait le bâti, il a fallu en limiter la hauteur...

On voit ici, les traces laissées par les dents du ruban :


Je fais des coupes "en plot"


Mais ça risque fort de jouer les contorsionnistes, cintrage et voilage au programme !

Alors j'essaie aussi de faire quelques morceaux "sur quartier" pour minimiser les dégâts. (Voir ici pour les explications sur le débit des bois)


Les bouts oranges sont constitués d'aubier, très colorés !




Une partie du stock réalisé, prêt pour le séchage


Et voila, il ne reste plus qu'a attendre que tout cela soit bien sec...

lundi 14 juillet 2014

Un qu'aspire...

... a moins de poussière dans les bronches. La petite scie a ruban est mauvaise pour ma santé, et derechef pour les poumons, c'est mes narines qui en sont témoins. Quand je scie, ils en chient, le lendemain. Et comme j'ai dernièrement coupé pas mal de chêne (aucun esclave ne s'est trouvé libéré par cette action, malheureusement), il a fallu trouver remède a ce mal.

Ma scie n’étant pas pourvue d'un quelconque moyen d'aspiration, j'en ai bricoloté un moi-même, il y a un point d'attache, sous le plateau, juste en face de la lame, qui semble juste fait pour fixer une buse d'aspirateur. Alors j'ai fait une petite boite sur mesure équipée d'un vieux bout de tube d’évacuation de lavabo au bon diamètre et voila le résultat :


Y aurait bien eu moyen de faire plus simple, mais pourquoi donc ?


Plus joli, peaufiné, mais ça fonctionne bien tel quel.


Le voici en place. OK, il va gêner pour les changements de lame et autres ouvertures du capot, mais si j'ouvre pas le capot, mes doigts restent en vie, donc c'est pas grave, les poumons sont d'accord eux aussi.

vendredi 11 juillet 2014

Un pot de sel

Après avoir fabriqué mon premier maillet, je me suis souvenu d'avoir récupéré quelques antiquités du même tonneau :


Les manches mesurent a peu près un mètre. j'imagine la taille des clous ou des ciseaux a bois...

Quand j’étais petit, (j’étais un abruti, maintenant que chuis grand...) et que je demandais a quoi ils servent, mon père m'a toujours dit que c’était pour taper sur les gabelous...


En fait je pense que c’était plutôt utilisé pour mettre les fûts en perce ou autre activité éthylique... Quoique, si un jour on voit apparaître le site gabelle.gouv.fr, il y aura peut être revirement de situation...

mercredi 9 juillet 2014

5 fruits et legumes

Récupération de quelques petites branches de mirabellier alsacien, mais il y en aura bientôt du vrai, du pur AOC lorrain, du qu'a déjà fait de la bonne gnôle en plus...

La couleur jaune :


L'aubier est bien différencié, en jaune. Pour les fruitiers, il faut faire attention car il est assez friable et attire pas mal de bébêtes va donc falloir le retirer.

Je vais pas pouvoir en faire grand chose, vu la petite taille, mais pour des manches d'outils ou des petits filets contrastants sur du meuble ou des petits objets, ça suffira, en attendant les troncs rainvillois de Saint-Jean.

Pour la couleur rouge :

J'avais rencontré un producteur (local) de (bonnes) cerises biodynamiques (non traité, non irrigué) pour ma frangine, et au détour de la conversation, je lui avais glissé que je serais preneur de tout bois coupé qui lui prendrait trop de place dans son verger. Genre une bouteille lancée a la mer, comme ça sans trop penser aux conséquences. Puis j'avais oublié.

Ce midi, on me dit "faudra que tu rappelles le producteur de cerises, il a quelque chose pour toi". Après avoir pris rendez-vous pour a peine 5 minutes plus tard, je me retrouve a charger quelques bûches dans la camionnette et en route pour la joie.


Marrant, les couleurs sont inversées par rapport au mirabellier, là encore va falloir faire gaffe a l'aubier, en jaune.

Pas de grosse machine a bois pour travailler du brut comme ça, juste la tronçonneuse, puis maillet / ciseau pour l’écorce, masse et coins pour le fendage de gueule...


Cet arbre a été coupé car attaqué par un espèce de ver plutôt balèze :


Une fois l’écorce enlevée, on voit bien les ravages causés par ces bestioles :


Sur le morceau de droite, en haut le bois sain, en bas les galeries creusées par les xylophages... Y en avait bien 6 ou 7 rien que sur ce ptit bout. Je vous épargne le massacre a la tronçonneuse : carnage !

J'ai fendu les bûches pour avoir moins de fissures au séchage, qui va être violent, car l'arbre a été coupé en pleine sève. Le fil est plutôt droit sur ce bout là :


Par contre çuilà l'est ouvrier, j'ai rien contre le prolétariat, mais ça va pas être de la tarte d'en tirer quelque chose d'utilisable. ;-)


Va p'tet finir en boutons de porte ou de tiroir...

En plus des bûches (parties droites, tronc ou branche) y a aussi des départs de branches (couronne)


Qui seront intéressantes a tourner.


J'ai pas tout écorcé, pour voir si cela change quelque chose au séchage.


Voila la récolte du verger, en partie :


Cerisier a gauche et mirabellier a droite.

A bientôt pour la suite de la moisson vosgienne.