lundi 18 avril 2016

Ils en faisaient des caisses

J'avais jamais fait gaffe, mais une des caisses en bois qui traîne dans mon gourbi :


A été fabriqué par l'ancienne scierie Stalter de Sélestat, où ma grand-mère paternelle a travaillé pendant neuf ans, dans les bureaux.


Je lui ai montré cette photo, et cela lui a rappelé des souvenirs. Sa mémoire est encore bonne, à 94 ans...

lundi 15 décembre 2014

Les croix de Sion

Y a rien a voir avec la religion ici, juste un ptit jeu de mollets pour jambons, désolé... :-)

En passant a Furdenheim, haut lieu de trouvailles fonteuses, et ayant quelques minutes, je me suis arrêté chez la personne qui m'avait vendu (on va dire presque donné) la grosse scie ruban. Me souvenant qu'il avait alors aussi une affûteuse a rubans que je n'avais pas pris (quelle erreur). Pourquoi ne pas tenter une seconde chance. Caramba, encore raté, il ne l'a plus...

Mais par contre, il a encore quelque chose qui pourrait m’intéresser. Il rentre chez lui et ressort quelques instants après avec ça :


Une sorte de presse, comme pour mettre des roulements en place sur un arbre...


Sauf qu'il y a un élément de coupe au bout.


C'est une belle pièce de fonte.


Numérotée. Si quelqu'un en sait plus sur la bête...


Ici, un petit test sur un bout de chêne, ça coupe bien, et pourtant je n'ai pas affûté le tranchoir.


Et ça fait des coupes comme ça :


C'est pour fabriquer des croisillons de fenêtres :


Je vois maintenant apparaître dans l'interminable liste de mes projets futurs, une quantité de fenêtres ornées de jolis petits croisillons.

samedi 13 décembre 2014

Les belles allemandes

En discutant sur un forum américain, quelqu'un m'a suggéré de regarder du coté des machines de construction germaniques pour agrandir mon aire de chasse pour la vieille fonte.

Ce que je me suis empressé de faire, et au détour de quelques photos vues sur des sites de petites annonces d’outre-Rhin, je me suis rendu compte d'une certaine ressemblance avec une qui se trouve déjà dans ma cave et qui pour l'instant restait mystérieuse...

On voit par exemple le volant de montée / descente, la barre sur laquelle se fixe le guide parallèle, la rainure en queue d'aronde dans la table ou encore la plaque d’accès pour changer la lame


Ou encore la petite extension sur le coté de la table...


Tous ces éléments similaires sur la mienne me font penser qu'il pourrait bien s'agir de cousines, ou du moins des proches parentes, car cela fait pas mal de détails concordants.


Ceci dit, la mienne pourrait être plus vieille que celle la.

Je lui ai donc probablement trouvé sa famille d'origine : Bäuerle, ainsi qu'un repère temporel pour la dater, le mystère s'éclairci quelque peu, mais il reste des zones d'ombre.

L'est pas dégueu

Ni même lasse, la mémère que j'avais un peu teasé ici. Bon OK, c’était pas facile, on n'en voyait qu'un tout ptit bout (de plus de 2 mètres quand même)...


C'est une dégauchisseuse UTIS modèle D40, malheureusement incomplète, il lui manque son guide, le protecteur d'arbre, les manivelles pour la levée / descente des tables ainsi qu'un moteur. Elle est malgré tout très jolie avec ses lignes courbes d'inspiration art déco.

J'ai été la chercher en fond de vallée, comme quoi on peut quand même y trouver des bonnes choses... Un menuisier l'avait récupéré chez son patron, sans jamais pouvoir en finir la restauration, faute de temps. La place manquant dans son garage, il devait s'en débarrasser, et c'est là que j'interviens pour la sauver de la casse.

Je suis allé chez lui pour la fixer sur une palette renforcée (ça, ça commence a devenir ma marque de fabrique) et un ami a lui est venu avec son tracteur équipé d'un chargeur arrière a fourches...


Pour la charger...


Sur une remorque...


Elle a ensuite été livrée a mon domicile par le vendeur, depuis Maisongoutte.

C'est une locale de l'étape, fabriquée a coté de Strasbourg, proche d’être centenaire !

Et pourtant l'usine UTIS existe encore et fabrique toujours des machines a bois professionnelles. Suite a l'achat, j'ai contacté cette entreprise familiale pour en savoir un peu plus. J'ai reçu une copie de la brochure de présentation de l’époque.


Pour faire bref, j'ai été accueilli très chaleureusement par le patron actuel qui m'a fait visiter l'usine et aussi bien renseigné.

Il m'a indiqué ou trouver le numéro de série : frappé dans la table...


Eh oui, une des toute premières de la gamme, elle porte le numéro 23, ce qui lui donne une date de naissance : le 24 Juillet 1931.

Malheureusement pour moi les pièces détachées ne sont plus disponibles. Elles l’étaient encore il n'y a pas si longtemps que cela, avant un incendie dans le local de stockage ou elles étaient entreposées, il y a une dizaine d’années. Tout est parti au ferrailleur, ouch...

En plus de son esthétique travaillée


Elle a des dimensions tout a fait honorables :


Longueur : 2m20, largeur : 41 cm

Sa technologie est avancée pour l’époque


Arbre rond (diamètre 95 mm) a coins de serrage centrifuge, monté sur roulements à rotules à double rangée de billes, pouvant supporter une vitesse de 5000 tours / minute.


Tables montées sur un système a parallélogrammes pour leur réglage en hauteur.

Une pierre, probablement pour un système d’affûtage des fers, est montée en bout d'arbre.


J'ai commencé a m'attaquer a la rouille des tables, avec WD40 + scotch brite.


Sans oublier l'huile de coude qui va avec, bien sur...


Pour la motorisation, il va falloir faire avec les modifications déjà effectuées par le précédent propriétaire. La poulie pour courroie plate a été tournée pour lui faire des gorges en "V" pour courroies modernes.



Voila, c'est une machine qui devrait pouvoir encore fonctionner pendant de longues décennies. Robuste et performante.

jeudi 11 décembre 2014

Le bras long

J’étais en train de monter une étagère - meccano, avec des trucs comme ça :


Quand soudain survint le besoin d'avoir le bras long, pour boulonner une pièce de contre plaqué sur la structure métallique. Les miens (de bras) le sont pas mal (longs), mais là ça ne suffisait quand même pas pour tenir la clé afin de serrer un boulon placé très (trop) loin...

Alors faut ruser, rallonger le manche de ladite clé, par exemple...


Une longue chute d'OSB, un coup de scotch, et hop...

En équilibre, avec un petit contre-poids pour la faire tenir en place :


Ça marche, y a plus qu'a serrer l’écrou de l'autre coté. Système D powa !

mercredi 26 novembre 2014

Un bon guide

Pour visiter la banlieue Sud de Lyon...

On m'a posé une question sur un forum US, a propos de la hauteur sous le guide de ma scie ruban Pierre Bénite... Et comme je ne l'avais jamais mesuré, il a fallu aller le faire. Après un peu d'archéologie, j'ai un bon 40 cm :


C’était l'occasion de voir d'un peu plus près ce guide lame, qui a l'air d'excellente qualité. Je crois me souvenir que le précédent propriétaire en avait parlé en bien. Je pense que ce n'est pas l'original, qui devait plus ressembler a celui de dessous la table :


Deux simples blocs de chêne serrés dans une pièce de fonderie assez péchue.


Il paraît que c'est très efficace et tout aussi fonctionnel que les gadgetobouzins modernes qui coûtent un bras, sont en alliage de merdonium plaqué nickel-chrome pour faire beau, et bien entendu, la fragilité fait partie des caractéristiques recherchées par les ingénieurs-designers-marketeurs. Oui, je suis un peu aigri, là, pasque je viens de casser la même pièce sur ma petite scie ruban inca. Une jolie petite pièce d'horlogerie suisse : fragile...

Le guide haut, dans son jus d'crasse :


C'est du bon, du gros, du lourd, du qui bronche pas, bref du qui sait se faire respecter par une lame capricieuse.


Un gros plan sur la marque, que j'ai du mal a déchiffrer...


Si quelqu'un connaît...

Édité le 15 Juin 2017: Le fabricant de ce guide est Avodec (pour Atelier Vosgien de Décolletage), société alors sise à Thal-Marmoutier. Voir l'historique ici.

dimanche 23 novembre 2014

Une ponceuse qui bande

Lors du retour d'un déplacement parisien, je me suis arrêté pour voir une ponceuse stationnaire qui pouvait m'intéresser, le prix étant tout a fait honnête malgré l'allure faite-maison.

J'ai été immédiatement surpris par la taille imposante de la machine, alors qu'en regardant de plus près l'annonce, j'aurais dû m'en douter.


Je n'avais alors pas la place pour la prendre, ou alors cela aurait été très serré dans la camionnette (qui contenait déjà une bonne dose de vieille fonte, mais ça c'est une autre histoire...), et après 5h de route, je ne me sentais pas de la charger. J'ai donc convenu avec le propriétaire de revenir a Diemringen un autre jour. Ce qui fût fait rapidement, puisque 2 jours plus tard elle était dans mon garage.

La table a été démontée pour le transport, on la voit en fond, ou ici en gros plan :


De fabrication artisanale, en résineux (~4 cm d’épaisseur)


Un moteur Siemens-Schuckert (un de plus...) de 3.5 cv, triphasé fait tourner la bande grâce a un coupleur.


Le bâti en fonte semble récupéré d'une autre machine, peut être une fraiseuse ou une mortaiseuse lourde.


Mais pas possible d'en savoir plus, la plaque signalétique a été enlevée, on en voit la trace... Si la forme de ce bâti vous dit quelque chose je serais curieux d'en savoir plus. Faites-moi signe, merci.


Les rouleaux sont fixés solidement et l'un d'eux est réglable pour que la bande reste bien en place lors du fonctionnement.


La base de cette machine a quasiment la taille d'une demi-palette, et pèse un bon poids. Une fois posée, elle ne va pas aller se balader toute seule dans l'atelier.


J'ai reçu avec, six bandes de grain 80, (20 cm x 2 m) de marque Awuko, partiellement utilisées, il va me falloir trouver du grain plus fin, parce-qu’avec celui-la, ça doit arracher grave, et cela serait dommage de ne pas se servir de cette bête de course pour faire du ponçage de finition...


Le rouleau réglable fait ~10 cm de diamètre...


Celui d’entraînement fait 14 cm, on voit un graisseur...


La table se fixe sur ce pied réglable en hauteur


Grâce a ce vieux cric Fiat de récupération.


Un mécanisme simple mais efficace, faudra que je vérifie bien la perpendicularité de la table avec la bande abrasive.

J'ai juste a rebrancher l'interrupteur de démarrage moteur, qui a souffert au déchargement pour transformer n'importe quel bois en poussière.

Faudra que j’évite d'y mettre les doigts aussi...

Édité le 13 Décembre 2014 :  En farfouillant sur leboncoin, toujours a l’affût d'une bonne vieille machine, je suis tombé sur une annonce qui montrait une ponceuse très ressemblante.


Mais elle est montée a plat sur un bâti en bois.



Et celle la, a sa carte d’identité ! Je m'empresse alors de demander au vendeur s'il peut m'envoyer une photo de cette plaque signalétique, qui manque sur la mienne.


Ce n'est peut être qu'une marque de revendeur de machine plutôt que de fabricant, mais c'est déjà mieux que rien...