jeudi 16 mai 2013

Un sacré bestiau

Toujours à l'affût de la bonne pioche sur leboncoin, je scrute ce qui se vend dans la catégorie machines à bois. Après l'épisode scie a ruban (épisodes: 1, 2 et 3), je suis parti pour voir une scie circulaire qui semble intéressante. Je profite d'une tournée de livraisons dans le sud pour faire un crochet chez un menuisier qui se sépare de quelques bricoles...

OMG, j'avais pas anticipé ce que j'ai découvert là bas. La photo de l'annonce montrait ça :


Ce qui pouvait sembler raisonnable. Une bonne vieille petite mémère en fonte, rustique qui peut s'avérer une bonne base pour améliorations et modernisations...

J'ai été tellement surpris que j'ai oublié de prendre des photos, ni même de vérifier la plaque moteur ou tout simplement qu'elle fonctionne.

C'est un monstre.

En fait ce n'est pas juste une scie, c'est un combiné scie - toupie - mortaiseuse. La toupie a perdu son arbre, mais la mortaiseuse en bout d'arbre est disponible, elle est juste démontée. Et c'est pas une petite bricole, elle servait a faire des mortaises pour marches d'escaliers dans les limons... La table (qui doit bien faire 1m20 par 1m) et le pied qui la supporte ne font qu'un ! Une seule pièce de fonte massive, rien de démontable pour aider à la manutention. Sur cette bestiole, ce n'est pas l'agrégat arbre/lame qui bouge (montée-descente, inclinaison) c'est la table ! Elle prend des lames jusqu'à 310mm ce qui, ma foi, est suffisant pour couper des planches de 100mm à l'aise...

J'ai décliné l'offre en me disant que cela serait déraisonnable de prendre un truc pareil, mais je ne suis pas reparti les mains vides, car le monsieur avait bien d'autres choses dans sa besace. Un compresseur 3 cv triphasé avec cuve de 100 litres, qui pourrait bien me tenter aussi, mais pas pris... Une grosse toupie en fonte avec entraineur, laissée là bas aussi.

Mais surtout un aspirateur a copeaux quasi neuf de marque Polybois, gros modèle : moteur 2 cv triphasé, le sac doit faire 150 - 200 litres, test de fonctionnement OK, prix super, je pouvais pas laisser ça, celui-là je l'ai mis dans la camionnette :


Il a été fabriqué en 2001 mais semble neuf, car il n'a pas beaucoup servi. Le vendeur est menuisier la journée, alors le soir et les WE il n'a pas trop envie de voir du bois...


La plaque moteur :


La partie électricité semble très correcte :


Coté turbine, impeccable, rien a redire...


Le croisillon qui gène souvent pour cause de bourrage de copeaux qui s'y accrochent est même encore en place. L'ectomie n'a pas été effectuée...

A l'intérieur, rien de nouveau... Enfin si : c'est du neuf, pas de traces d'usure sur les pales et ça tourne bien rond...


Pour compléter le tableau, y a aussi un tube flexible de 4m50. Modèle avec fil de cuivre qui court à l'intérieur pour décharger l'électricité statique qui pourrait s'accumuler a cause des frottements de l'air en circulation. Le must quoi...


Maintenant après quelques heures de réflexion, je me dit que je m'en voudrais de passer a coté d'une si belle machine (la scie). Je repasserai voir le gars un de ces quatre et tant pis, faudra pousser les murs. Par contre, encore un voyage qui risque d'être épique...

Édité le Jeudi 24 Mai 2013: Ayet je me suis décidé (enfin bon c’était déjà fait depuis la 1ere visite) Mais le rendez-vous est pris avec le vendeur pour demain.

Du coup aujourd'hui j'ai préparé le transport. J'ai fait une palette (VMF format 1m x 1,20m) renforcée :


Un morceau d’aggloméré en épaisseur 40mm, ça devrait résister au poids de la bête... Il faudra encore acheter de la tige filetée diamètre 15 et la boulonnerie qui va avec...

Affaire a suivre.

Édité Samedi 25 Mai 2013 : Ayet, j'ai craqué... Elle est chez moi, ainsi que le compresseur. Bon je l'ai juste sortie de la camionnette, elle est encore posée en équilibre (c'est stable) sur une pile de palettes...

mercredi 15 mai 2013

Du bois aviné qui sert

Et en plus il serre fort !

Voilà une chtite bricole rapide faite sur le chantier pour dépanner le cas échéant...

En partant de çà :


Une vieille porte de tonneau a vin (ça s'appellerait "guichet" ou peut être aussi "trou d'homme"...) en chêne abondamment aviné...

J'en ai un autre en stock :


On démonte le bouzin, on récupère les pièces, dont celle-ci :


Assez rouillée mais c'est du costaud, ça va pas casser demain...

Je dévisse l'alèse de bout de mon établi temporaire, que je perce au bon diamètre pour y passer la tige filetée récoltée ci-dessus :


Je profite du fait de l'avoir démontée pour y filer un coup de ponceuse...

Quelques grossiers coups de ciseau a bois dégagent un emplacement pour le plat du "T" fileté...


Ce qui permet de l'insérer a travers cette alèse qui devient du coup mors fixe...


Qui une fois remis en place au bout de l'établi, forme un étau de fortune avec la barre de fermeture du guichet...


Le serrage peut se faire manuellement avec l'écrou en bronze ouvragé ou alors pour une force de serrage maximale, on peut utiliser une clé a molette car l'écrou a une partie hexagonale, mais bon je doute avoir besoin d'en arriver là...


Finalement cette petite sœur de la future presse avinée est bien sympathique, et beaucoup plus simple a réaliser...

C'est pas le seul truc que je récupère dans la rubrique tonnellerie, y a déjà le bois des foudres et puis il y a aussi ce marteau spécialisé :


Il servait a ajuster les cerclages en fer autour des tonneaux, pour cela le coté fin est creux :


Dans le genre truc pour tabasser, j'ai coupé un pied qui était sous ce banc de travail du bois peut être de tonnelier (vu la forme arrondie du devant)...


Cela ressemble un peu a ce que l'on voit sur l'image de wikipedia sur le métier de tonnelier :


Et voila le bout de pied qui fait un bon maillet pour les ciseaux a bois :


Et pis y a le bois qui fût (héhé) rempli de bonnes bouteilles...


mardi 7 mai 2013

Le bois aviné des voisins

Comme dit précédemment, un petit weekend de vacances fait toujours du bien, et j'ai pas pu m’empêcher de zyeuter tout le bois que j'ai pu...

La Bourgogne étant quand même majoritairement une terre de pierres et de vignes qui poussent dessus (on sait pas trop comment, mais ça a l'air de plutôt bien fonctionner)

J'ai trouvé chez Noé, a Bissiol, du frêne qu'affectionnent particulièrement les p'tits champis :


Et un tronc voisin qui a du en avaler quelques un de champis, pasque là...


Oui oui, la photo est dans le bon sens...

Mais les bourguignons savent se servir de leur bois...




Belles charpentes, tout fait main, et avec les méthodes de l’époque médiévale en plus !

Y a pas que la charpente qui est faite comme ça :


Tout le reste, de la pierre taillée aux clous du pont en passant par les tuiles, les tommettes, les couleurs murales, etc...


Un chantier magnifique, si vous passez par là-bas faites le détour pour voir le château de Guédelon.

Mais y a pas qu'aujourd'hui que le bois complémente la belle pierre calcaire blanche de ce coin de paradis. Direction la vieille ville d'Auxerre:





On voit la tour de l'horloge au fond a droite





Les colombages, ils savent faire les bougres...




Et en plus ils les colorent ce qui est très joli...



Du beau travail !

Et bientôt des scoubidous

La plantation a repris vie après un si long hiver, et cette année je ne me suis pas précipité pour sortir les pots de la véranda.


Va y avoir de la pêche cette année...


J'en ai compté cinq, miam, c'est bon aussi le bois fruité...

Édité le Mardi 14 Mai 2013:

Malgré la météo très mauvaise de cette année, ça continue a pousser...



Et les pêches grossissent petit a petit...


Des p'tits trous, toujours des p'tits trous

Trève de gainsbourgerie, c'est la suite de ce qui s'est passé ici et ...

On continue de reboucher les trous au Ytong:


Deuxième couche pour celui a droite de la fenêtre : un bloc de 200 mm d’épaisseur.

Une petite vue du même trou rebouché, mais depuis l’extérieur :


On voit bien ici, le contour de la fenêtre qui était a cet emplacement auparavant (avant que je n’achète la bicoque...)

Et enfin la dernière couche de 100mm qui déborde un peu...


Je sais plus ou j'ai rangé mon mélangeur, alors j'improvise :


Ça fonctionne très bien pour touiller du MAP...

Ensuite, toujours au béton cellulaire, je rehausse l'appui de fenêtre précédemment rebouché. D'abord le coté droit :


J'en profite pour remettre tout ça de niveau. La finition sera une belle planche en bois d'arbre fixée par dessus.

Et le lendemain après séchage du MAP (plutôt en grosses épaisseurs. Oui chuis bourrin, mais fignoleur quand même...) :


J'en ai profite pour intercaler une couche d'isolant polystyrène extrudé entre l'Ytong et l'appui de fenêtre extérieur en béton pour faire une petite rupture de pont thermique.

Le trou d'évacuation de la hotte, de l'autre coté de la fenêtre, en haut a gauche, a aussi reçu un ptit coup de bouchon. Mais pour me changer un peu les idées, et comme je préfère ce matériau (c'est tout nouveau tout beau pour moi...) je fais ça en maçonnerie mortier et briques...


En plusieurs couches car le mortier ne doit pas être utilisé en épaisseurs supérieures a 50mm.


On ne voit pas les briques, mais il y en a dedans, si si faut me croire. Pour Bosser confortablement dans ce recoin qui manque de lumière, j'ai bricolé un ptit support pour mon spot de chantier.


Vissé temporairement sur le pan de mur isolé récemment.


Une vue dudit trou mais coté extérieur. En fait j'ai trouvé ça plus facile que le couple Ytong / MAP...

Après ça j'ai aussi rebouché les saignées de passages de gaines électriques :


Et un peu de rebouchage "pour le fun" sur la partie basse du mur...

Et pendant que tout ça séchait tranquillement, hop la, un peu de vacances en Bourtrogne (*)... C.f. prochain article, ici.

(*) Celle là je l'ai piquée, mais je sais plus dans quelle BD...